Une lutte acharnée pour le podium

A seulement 11 journées de la fin du championnat, la bataille du haut de tableau fait rage. (© Stade Brestois 29)

 

En recevant Brest ce lundi soir, le Stade de Reims avait l’occasion de creuser l’écart sur ses concurrents directs, tout en se rapprochant de son adversaire du soir et actuel leader.
Malheureusement, l’opposition s’est soldée par un match nul qui au final n’arrange personne… sauf peut-être les équipes qui ont contre-performé ce week-end, à savoir Amiens, Strasbourg et Troyes.

 

Dans 2 mois et demi, cet exercice 2016-2017 de Domino’s Ligue 2 sera clôturé. Pour le moment, aucune équipe ne semble plus favorite qu’une autre pour valider son accession dans l’élite du football français. Au vu du classement, nous pourrions penser que Brest semble au-dessus des autres écuries de ce championnat. Cependant, après ce qu’ils ont démontré à Delaune, il est légitime de se demander si cette équipe a vraiment les armes pour monter… En 90 minutes, ils n’ont pas montré grand chose et au final, et leur a fallu un pénalty (litigieux, mais accordé) pour repartir miraculeusement avec 1 point de leur déplacement en Champagne. Cela dure d’ailleurs depuis plusieurs matchs… Le Stade Brestois peut-il craquer ? Aujourd’hui, la réponse tendrait vers le “oui”.

Si Brest craque, il faudra forcément une équipe pour occuper ce confortable fauteuil de leader. Le Stade de Reims peut-il prétendre à cette place ? Il est vrai que depuis plusieurs matchs, le jeu des Rouge et Blanc s’améliore. Mais après leurs dernières performances, certains postes apparaissent comme de véritables points faibles dans cette équipe.

Commençons par la défense. A priori, il n’y a rien à redire d’une équipe qui possède la meilleure défense de son championnat. Néanmoins, il faut absolument évoquer le poste de latéral gauche.
La saison dernière, Signorino était un véritable taulier à ce poste en étant titulaire à 29 reprises en championnat. Au final, il n’a pas été conservé. Pour le remplacer, Reims s’est penché sur le cas de Samuel Bouhours, qui faisait partie de l’équipe-type de Ligue 2 la saison dernière, selon France Football. Aujourd’hui, une équipe qui vise la montée en Ligue 1 ne peut pas se satisfaire de Bouhours à ce poste. Il n’y a qu’à analyser sa performance contre Brest. Défensivement, cela peut convenir puisqu’il compense son manque de vitesse par un bon placement qui lui permet de couper régulièrement les lignes de passes adverses. Mais avec un jeu basé sur les dédoublements et un apport offensif important des latéraux, il manque cruellement de technique. Et les approximations proches du but adverse se paient cash…
Pourtant, il y avait de la technique à ce poste grâce à Atila Turan ! Là, c’était plutôt le contraire : un peu juste défensivement, mais avec un très bon apport offensif. Malheureusement, le franco-turc s’est lui-même écarté du groupe. C’est dommage, car il aurait forcément eu sa carte à jouer.

Au milieu, le duo Kankava/Devaux semble être une évidence. Ça l’était depuis le début de la saison, mais entre l’absence d’Antoine Devaux pour blessure, et l’éclipse de Jaba Kankava pour “problèmes psychologiques”, ils n’avaient pas encore eu l’occasion d’évoluer ensemble. Lors des deux derniers matchs qu’ils ont réalisé ensemble, face à Clermont puis Brest, ils paraissent bien au-dessus du niveau requis pour évoluer en Ligue 2. Avec encore un nombre incalculable de ballons grattés sur le match de lundi, et une technique mêlée à une intelligence de jeu supérieure à la moyenne, ils seront les maillons forts des 11 derniers matchs que Reims aura à disputer. A condition d’éviter les suspensions… Devaux a écopé de 2 cartons jaunes sur ses deux derniers matchs, et Kankava est également un spécialiste dans ce domaine.

Devant, Diego reste le titulaire indiscutable à gauche alors que Chavarría semble avoir gagné sa place à la pointe de l’attaque rémoise. Mais quid du côté droit ? Et doit-on jouer avec 2 attaquants de pointe dans un 4-4-2, ou plutôt avec un numéro 10 ?
Jouer avec un numéro 10 paraît compliqué depuis la blessure de Gaëtan Charbonnier jusqu’à la fin de saison. C’était le seul vraiment capable d’évoluer dans cette position par sa capacité à jouer simple, dos au but, en une touche et pour accélérer les transitions entre le milieu et l’attaque.
Berthier est également capable d’occuper ce poste, mais il doit simplifier son jeu, qui consiste trop souvent à partir tête baissée avec de nombreuses touches de balles. Mais l’ex-auxerrois pourrait être placé à une autre place sur le terrain, au poste de milieu droit.

Personne ne s’est imposé à ce poste depuis le début de saison, malgré tous les essais possibles et imaginables. La dernière solution en date était de mettre Hamari Traoré à ce poste. Mais le malien paye sa polyvalence… Nous pouvons nous rendre compte qu’au final, le seul poste qu’il est capable d’occuper à un bon niveau était celui de défenseur droit, pour le moment logiquement bridé par Métanire.

Malgré ces points faibles, le Stade de Reims est largement capable de monter en Ligue 1 grâce à la qualité intrinsèque de ses joueurs. Désormais, il ne faut leur souhaiter qu’une seule chose : retrouver la réussite qu’ils avaient au début de saison, où chaque occasion pouvait terminer au fond des filets. Lors du dernier match, les Rémois ont encore vendangé beaucoup trop d’occasions, en comptabilisant un total de 26 tirs sur l’ensemble du match, pour seulement 6 tirs cadrés ! La finition de l’ensemble du groupe devra donc forcément être améliorée.

 

Le match contre Auxerre qui aura lieu ce vendredi pourrait permettre aux Champenois de prendre des points face à une équipe plus faible, en difficulté au classement. S’ils possèdent la meilleure défense, les Bourguignons ont quant à eux la plus mauvaise attaque. Il sera donc compliqué d’encaisser un but… Mais pour gagner, il faudra forcément en marquer un ! Si l’un se réfère au match aller, les Rouge et Blanc l’avaient emporté sur le score de 3 buts à 0. En réitérant ce type de performance, ils pourraient engranger un capital confiance qui leur servira tout au long de la saison. En attendant, ils sont toujours dans la course à la montée, et c’est bien cela l’essentiel. Par contre, il ne faut pas oublier que le Clermont Foot de Michel der Zakarian version 2011-2012 était également 2ème à cette période, avant de s’écrouler dans la dernière ligne droite pour finalement finir 5ème. En espérant que notre coach ait appris de cette (més)aventure…

2 réflexions sur “Une lutte acharnée pour le podium

  1. en parlant de l’année 2011-12, vous oubliez de préciser que Reims était 3ème avec le même nombre de points que cette année (43), au même stade de la compétition. Bastia était premier avec 51 points soit 3 points de plus que Brest actuellement et Reims avait pu remonter en étant 2ème, donc il y a de l’espoir pour mai 2017.
    Reims remontrera , il faut y croire !!!

    • Bien sûr, il peut et il doit y avoir de l’espoir ! Mais aujourd’hui, plusieurs équipes semblent pouvoir prétendre à la montée, et malheureusement il n’y aura que 2 accessions directes…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *