Stoppila Sunzu revient sur le match nul concédé à domicile face aux Rémois

Les deux équipes se sont quittées dos à dos à l’issue du temps réglementaire. (© FC Metz)

 

A l’issue d’une trêve internationale où l’Équipe de France a validé sa qualification pour l’Euro 2020, le Stade de Reims retrouvait les terrains ce samedi soir en se déplaçant à Metz, leur successeur au titre de Champion de Ligue 2. Après une première période maîtrisée de bout en bout, la machine rémoise s’est enrayée dès le retour des vestiaires, au point de concéder rapidement l’égalisation sans parvenir ensuite à inscrire un second but.
Rapidement entré en jeu pour le FC Metz, le défenseur central Stoppila Sunzu a accepté de nous livrer ses impressions sur ce match, que son équipe aurait même pu remporter en toute fin de match.

 

Titulaire à neuf reprises au sein de cette équipe messine depuis le début de saison, Stoppila Sunzu s’attendait pourtant à débuter ce match sur le banc. “J’étais un petit peu malade, donc le coach m’a dit que ce n’était pas sûr que je joue. Finalement, je me suis senti mieux au début de match et cela m’a permis de jouer”. En effet, dès le premier quart d’heure de jeu, Kévin N’Doram se blesse et doit céder sa place sur le terrain. Un début de match cauchemardesque pour les locaux, qui avaient concédé l’ouverture du score quelques minutes auparavant. Alors sur le banc, Sunzu a vécu ces faits de jeu comme un véritable coup de massue… “Le coach nous avait pourtant montré des vidéos de cette équipe rémoise, que nous avons étudiées avant le match. Nous avions particulièrement ciblé leur jeu d’attaque… J’ai eu peur que l’on ne s’en remette pas !”, avoue alors l’international zambien. “Cette équipe était forte, bien en place, et nous avons eu du mal en début de match”, poursuit le solide défenseur.
Le rythme dans cette première mi-temps continue d’être dicté par des Rémois inspirés, mais qui ne parviennent pas à faire le break et par conséquent pas à l’abri de se faire rejoindre au tableau d’affichage. La pause a donc été cruciale pour les deux équipes.
D’un côté, nous avons un Stade de Reims sûr de sa force, qui vient probablement de livrer sa meilleure mi-temps cette saison au niveau du jeu. Récupération haute, occasions créées, un but marqué, tous les voyants sont au vert. Il ne reste plus qu’à faire le break pour aller chercher une quatrième victoire à l’extérieur cette saison.
De l’autre côté, Metz est dans une période compliquée tant sportivement qu’extra-sportivement. Menés au score avec un changement effectué très tôt dans le match, la suite de la partie promet d’être compliquée. Alors Vincent Hognon prend la décision de secouer ses joueurs dans le vestiaire. “Le coach a monté le ton. Il nous a fait comprendre que l’on devait se rattraper”. Et tout le monde en a pris pour son grade, aussi bien les défenseurs, bien trop passifs sur le but, que les attaquants, trop peu dangereux. “Le coach a souhaité une défense plus agressive, et surtout une attaque plus offensive sans essayer de défendre en tant qu’attaquant”, confie Stoppila Sunzu.
Ces changements portent leurs fruits, et les Grenats profitent de leur première réelle occasion pour égaliser sur une remise de la tête de…. Sunzu, bien suivie par Noss Traoré. La suite du match est moins emballante, et même si les Champenois poussent pour reprendre l’avantage, ce sont bel et bien les Messins qui se créent les occasions les plus nettes en toute fin de match. “Nous aurions pu aller chercher cette victoire”, regrette l’ancien lillois. L’exclusion de Cafaro ne changera rien, et les deux équipes se quittent dos à dos au terme d’un match nul qui n’arrange personne.

 

Avec ce nouveau match nul, le Stade de Reims avance doucement mais sûrement. Même s’ils n’ont pris que trois points sur douze possibles, les Rémois ont montré qu’ils avaient fait les efforts nécessaires pendant la trêve internationale pour résoudre leurs problèmes offensifs. Et la première mi-temps de ce samedi va dans ce sens. Côté messin, la lutte pour le maintien se poursuit avec un Stoppila Sunzu qui reste confiant. “Nous avons une équipe solide, une équipe de copains ce qui nous donne une force supplémentaire”, conclue le trentenaire. La route est encore longue, mais tout le monde sait que l’état d’esprit peut énormément compter dans la lutte pour le maintien…

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