Reims s’incline dans le derby

Malgré une ouverture du score rapide, les Rémois se sont inclinés en encaissant un but cruel en seconde période… (© Stade de Reims)

 

Une semaine après le match nul obtenu à Brest, le Stade de Reims accueillait à Delaune son voisin troyen pour ce “derby de la Champagne”. Après avoir quasiment réalisé sa meilleure première période de la saison, les Rémois ont craqué juste avant la mi-temps sur la première incursion adverse, avant de concéder un second but fatal à l’heure de jeu, sans ensuite parvenir à recoller au score.

Retour sur un énième match frustrant pour les Rouge et Blanc, qui s’inclinent donc pour la quatrième fois de la saison.

 

Un premier acte (quasi) parfait

Pour ce derby de la Champagne, Óscar García décide de surprendre son adversaire du jour en mettant en place un ambitieux 4/1/4/1. En défense, Andrew Gravillon occupe le poste de latéral droit pour remplacer Foket, toujours blessé au mollet mais en phase de reprise. Au milieu, Matusiwa, positionné en pointe basse, a devant lui une ligne de quatre joueurs composée de Donis, véritable surprise de la feuille de match, Flips, Cassamá et Kebbal. El Bilal Touré conserve sa place de titulaire à la pointe de l’attaque après sa prestation encourageante à Brest.

L’entame de match rémoise ne pourrait guère être meilleure ! Grâce à une excellente anticipation, Ilan Kebbal récupère un ballon dans le camp troyen et obtient un coup-franc bien placé. Flips se charge de le frapper au second poteau pour Abdelhamid, qui ouvre le score d’une tête imparable ! Dans les minutes qui suivent, l’ancien lillois est proche d’inscrire le but du break mais sa frappe, qui filait sous la barre, est détournée du bout des gants par Gallon.
Reims continue de pousser et mène principalement ses attaques en passant par le côté gauche, animé par les montées incessantes de Konan et l’activité remarquable de Donis. Alors qu’il n’avait plus été titulaire depuis septembre 2020, le Grec a enfin eu l’opportunité de se montrer. Et dans cette première mi-temps, il a été l’un des joueurs les plus en vue. Même s’il a parfois trop opté pour la solution personnelle, l’ailier a au moins eu le mérité de tenter et de percuter sur son flanc gauche, tout en effectuant quelques replis défensifs précieux.

Le temps passe et les Rémois, toujours aussi dominateurs dans cette première période, ne parviennent pas à faire le break malgré quelques situations dangereuses. Pire encore, sur sa première incursion dans le camp rémois, Troyes parvient à égaliser en deux temps, malgré une première parade de Rajković… Après quarante minutes parfaites, les hommes d’Óscar García se font rejoindre et rentrent au vestiaire à égalité avec leurs adversaires du jour.

 

Des remplaçants inefficaces en seconde période

Le but encaissé juste avant la mi-temps et totalement contre le cours du jeu a fait finalement plus de mal qu’imaginé. Dès le retour des vestiaires, la possession de balle est troyenne alors que les visiteurs n’avait que très peu eu le ballon en première période. Les Rouge et Blanc reculent, et peinent à remettre en place le jeu proposé lors des quarante-cinq premières minutes. Les transmissions sont plus lentes, moins précises et le bloc adverse parvient à récupérer le ballon plus rapidement.

Plusieurs fois cette saison, les choix d’Óscar García pour les remplacements au cours du match ont été déterminants. Néanmoins, ceux effectués lors de ce match n’ont pas impacté celui-ci. D’ailleurs, c’est une erreur individuelle de Berisha qui coûte certainement le match… En effet, le joueur qui a remplacé Anastasios Donis, pris de crampes en début de seconde période après une très grosse activité en première mi-temps, n’a une fois de plus pas brillé. Au-delà de son inexistence dans le jeu proposé, qui semble pourtant adapté à ses qualités, le Kosovar a malheureusement pénalisé son équipe avec cette passe en retrait totalement manquée, à l’origine du deuxième but troyen.

Quelques minutes plus tard, c’est au tour d’Alexis Flips, lui aussi l’un des meilleurs joueurs du match, de céder sa place. Van Bergen, privé de temps de jeu ces derniers temps, est alors lancé en jeu par le coach rémois. Mais le Néerlandais n’a pas eu grand chose à se mettre sous la dent pour se montrer…
De leur côté, Nathanaël Mbuku, Sambou Sissoko et N’dri Koffi, qui ont respectivement remplacé Cassamá, Kebbal et Touré, n’ont guère connu plus de réussite. Dans une dernière demi-heure cadenassée par les Aubois pour préserver leur précieuse avance, ces joueurs sortis du banc ne sont pas parvenus à trouver les solutions nécessaires pour permettre à leur équipe de revenir au score. Le coaching gagnant, ce n’est pas pour cette fois-ci…

 

Un milieu de terrain séduisant

En l’absence de Munetsi, le coach rémois a misé sur un trio inédit dans le coeur du jeu : Matusiwa dans un rôle de milieu récupérateur, et un duo Flips/Cassamá chargé d’orienter le jeu et d’amener du liant entre la défense et l’attaque, parfois esseulée. Et ce triangle s’est avéré être l’une des réussites de ce match, ou au moins de cette première mi-temps…

Comme à son habitude, Azor Matusiwa s’est attelé à gratter les ballons devant la défense. En plus de ça, il a toujours cherché à relancer proprement, et s’est même permis quelques conduites de balle astucieuses pour briser les lignes adverses. Une nouvelle fois, en évoluant à ce poste bien spécifique, la dernière recrue rémoise est une réussite.

Devant lui, le duo Flips/Cassamá a évolué dans un registre différent pour apporter à ce trio une complémentarité plutôt intéressante.
Moreto Cassamá a eu un rôle plus défensif que Flips, notamment dans le pressing, ce qui a également permis d’alléger le travail pour Matusiwa derrière lui. Balle au pied, le Bissau-Guinéen est toujours autant à l’aise. Avec ses remises courtes en une touche de balle et ses renversements de jeu sur les ailes, il a été l’une des pièces maîtresses au milieu pour assurer la relance et a permis d’avoir un certain équilibre entre l’attaque et la défense.
De son côté, Alexis Flips a évolué au même poste que la semaine passée à Brest en deuxième mi-temps. Mais cette fois-ci, il s’est beaucoup plus illustré. Passeur décisif pour Abdelhamid, il a ensuite tenté sa chance à plusieurs reprises, inquiétant à chaque fois Gauthier Gallon. Malgré la densité adverse, l’ancien lillois a toujours cherché à se rendre disponible et à jouer vers l’avant, sans perdre pour autant énormément de ballons.
Quoi qu’il en soit, ce trio sera à revoir et pourrait tout à fait constituer le milieu de terrain que García souhaite avoir dans son onze de départ.

 

“Interro surprise”


 

Une fois de plus, le Stade de Reims n’a joué qu’une mi-temps… Une situation qui se répète match après match et qui commence à devenir très frustrante, tant les séquences proposées dans ces premières périodes sont autant intéressantes que maîtrisées. Désormais, c’est cet axe qui devra être amélioré lors des prochaines sorties. Dès dimanche à Bordeaux, les Rouge et Blanc auront à coeur de prouver qu’ils sont capables de maintenir ce niveau de performance sur quatre-vingt dix minutes !

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