Qui sont les nouvelles recrues du Stade de Reims ?

D’ordinaire beaucoup plus calme, le mercato d’hiver a été très agité pour Jean-Pierre Caillot et les dirigeants. (© Stade de Reims)

 

Particulièrement actif lors de ce mercato hivernal, le Stade de Reims a enregistré pas moins de 5 nouvelles recrues en janvier. Qu’ils se nomment Zeneli, Sissoko, Cassama, Baba ou encore Solet, ces nouveaux joueurs restent méconnus de la Ligue 1 et plus particulièrement du public rémois, malgré le potentiel décelé chez chacun d’entre eux. Les souhaits de bienvenue et de réussite chez les Rouge et Blanc étant faits, il est désormais temps d’apprendre à connaître un peu mieux ces néo-rémois à travers leurs présentations.

 

Arber Zeneli

Lié au Stade de Reims pour les quatre prochaines saisons, Zeneli portera le numéro 17. (© Stade de Reims)

Depuis le mercato estival, le Stade de Reims n’a toujours pas trouvé de remplaçant à Diego Rigonato. En effet, malgré l’arrivé de Doumbia, le club a toujours affirmé que le vide laissé par le Brésilien n’avait toujours pas été comblé. Cela pourrait être chose faite avec l’arrivée d’Arber Zeneli.
Tout droit venu d’Heerenveen, aux Pays-Bas, l’international kosovar est LA star de ce mercato hivernal. Arrivé pour une somme comprise entre 4 et 5 millions d’euros, le joueur de 23 ans s’est engagé jusqu’en 2023 avec le club champenois. Meilleur passeur d’Eredivisie (11 passes décisives en 17 matchs, ndlr), ce qui fait de lui le sixième meilleur passeur d’Europe, Zeneli avait besoin de franchir un cap et de quitter un championnat devenu trop petit pour son talent. Et son ancien club n’a pas vraiment eu d’autres choix que de le laisser partir… En proie à des soucis financiers, une vente était inévitable sous peine de voir leur joyaux partir libre cet été. En 100 matchs disputés avec les “Superfriezen”, le droitier a inscrit 21 buts et délivré 27 passes décisives. Ailier gauche (qui peut aussi évoluer à droite) rapide, technique, doté d’une très belle frappe de balle, Zeneli avait tapé dans l’oeil des recruteurs de Chelsea début janvier, qui s’était déplacé pour le superviser. En France, Strasbourg était aussi entré dans la danse avant de lâcher prise suite à l’arrivée de Samuel Grandsir.
Moussa Doumbia étant toujours en phase de reprise, l’arrivée d’Arber Zeneli tombe à pic. Ce sera d’ailleurs le premier joueur kosovar à évoluer en Ligue 1 ! Maintenant, c’est à lui d’exprimer tout son talent au sein d’une équipe qui correspond à sa vision du football. Néanmoins, il ne faut pas oublier qu’il vient d’un championnat mineur, souvent surcôté après les éclosions récentes de Mathias De Ligt ou encore Frenckie De Jong. Et même si de nombreux joueurs y ont brillé (Van Dijk, Strootman ou Depay, entre autres), il ne faut pas oublier que des joueurs comme Luuk de Jong ou Vincent Janssen, tout deux capables d’inscrire une vingtaine de buts par saison au pays des tulipes, ne sont jamais parvenus à confirmer ailleurs.

 

Sambou Sissoko

Comme Valentim cet été, Sambou Sissoko a quitté Tours pour rejoindre la Champagne. (© Stade de Reims)

A seulement 19 ans, Sambou Sissoko possède déjà une grande expérience : international français U19 puis U20, il a été finaliste et capitaine de l’équipe lors de la dernière coupe Gambardella avec Tours, son club formateur, perdue contre Troyes. En deux ans, il a aussi disputé 26 matchs avec l’équipe première (en Ligue 2 puis en National). Latéral droit de formation, le natif de la région parisienne est peu à peu devenu un milieu de terrain très polyvalent. Attendu cette saison comme un cadre de l’équipe tourangelle, Sissoko est moins performant. Cela peut certainement être expliqué par de trop nombreux changements de poste. A Reims, il compte poursuivre sa progression en tant que milieu de terrain. Et suite au départ de Romain Métanire à Minnesota United (aux Etats-Unis, ndlr), il pourra également dépanner sur le côté droit de la défense en cas de besoin.
Doté d’un réel potentiel, il s’est lui aussi engagé jusqu’en 2023 et retrouvera Enzo Valentim, au club depuis cet été avec le groupe Pro 2.

 

Moreto Cassama

Espoir portugais, Moreto Cassama mise sur le Stade de Reims pour réussir son éclosion. (© Stade de Reims)

Lui aussi a paraphé un contrat qui le lie au club jusqu’en 2023. Moreto Cassama, milieu offensif de la réserve du FC Porto, arrive au Stade de Reims et confirme les liens étroits entretenus entre les Rémois et le Portugal. Suivi par de gros clubs européens comme le Borussia Dortmund il y a quelques années, le talentueux mais trop irrégulier milieu portugais a stagné depuis. A 21 ans, Cassama a déjà connu 37 sélections en équipes de jeunes du Portugal. C’est donc un pari fait par les dirigeants… Et un pari, ça peut autant réussir que faire un flop. A suivre !

 

Abdul Rahman Baba

Prêté pour 6 mois, Baba aura la lourde tâche de remplacer Ghislain Konan, blessé jusqu’à la fin de saison. (© Stade de Reims)

Arrivé à Chelsea en 2015, Abdul Rahman Baba était promis à un bel avenir. Mais après vingtaine de rencontres (seulement) avec les Blues, et quelques gros pépins physiques (rupture des ligaments croisés du genou gauche, problème au ménisque), l’international ghanéen ne confirme pas. Désormais âgé de 24 ans, le latéral gauche souhaite obtenir du temps de jeu, avec la CAN 2019 de cet été en ligne de mire. Prêté à Schalke en début de saison pour retrouver son ancien entraîneur, connu lors de son passage à Augsburg, il a vécu des mois compliqués. Rappelé par le club anglais, il est prêté dans la foulée au Stade de Reims pour les six prochains mois suite à la blessure de Ghislain Konan, dont la saison semble être d’ores et déjà terminée. Néanmoins, pour gagner le temps de jeu souhaité, Baba devra déjà déloger Hassane Kamara, auteur de prestations remarquées alors qu’il n’évolue pas forcément à son poste de prédilection. Quoiqu’il arrive, son renfort est le bienvenu au vu du manque de joueurs à cette place.

 

Isaac Solet

Venu renforcer le groupe Pro 2, Isaac Solet espère bien gratter du temps de jeu avec les professionnels. (© Stade de Reims)

La plus jeune recrue de ce mercato hivernal est âgée de 17 ans seulement. Milieu défensif de Laval, Isaac Solet a signé pro avec son club formateur avant de s’engager à Reims. Si le montant de la transaction n’a pas été dévoilé, plusieurs bonus ont été mis en place en vue d’un futur transfert. Intégré à l’équipe première du Stade Lavallois cet été, François Ciccolini, son coach, n’a pas été tendre avec son joueur à son départ : « Il aurait pu rester avec le groupe pro, mais il s’est exclu tout seul, de l’équipe première, puis de la réserve… Il ne voulait pas rester à Laval. Ses qualités sont indéniables, mais ce n’était plus possible, il a gâché sept mois de travail. Il est encore jeune, il a du talent, mais à voir si l’herbe est plus verte ailleurs pour lui ». Frère d’Oumar Solet, Isaac évoluera avec le groupe Pro 2 dans un premier temps. Mais n’oublions pas que Boulaye Dia avait lui aussi été recruté pour jouer avec ce groupe-là… Au final, quelques mois après son arrivée, Dia goûtait aux joies d’être dans le groupe de l’équipe première. International U17 avec les Bleus, Solet a désormais tout le temps devant lui pour exprimer son potentiel.

 

Avec ce recrutement, le Stade de Reims démontre bien son envie de passer un cap et de pérenniser le club au plus haut niveau dans les années à venir. L’attractivité du club semble se renforcer au fil du temps, puisque malgré la concurrence de nombreux clubs, les joueurs convoités optent de plus en plus pour le projet rémois. Forcément, l’emballement autour d’un tel mercato fut important, avec des supporters rémois qui ont suivi attentivement les arrivées au club avant de s’en féliciter. Mais finalement, est-ce possible de se tourner vers l’avenir en recrutant des joueurs qui, pour la plupart, nous donne l’impression d’utiliser le Stade de Reims comme un simple tremplin ? A peine arrivés, Konan et Engels semblent déjà voir plus loin. Pour Arber Zeneli, son passage en Champagne n’est aussi qu’une simple étape dans sa carrière. Alors certes, il est utopique de croire que nous garderons tous nos meilleurs joueurs pendant 10 ans. Plus personne n’y arrive dans le football moderne ! Mais si, à l’avenir, les craintes exprimées ici se confirment, la stabilité tant désirée sera compliquée à obtenir avec la perte de ses meilleurs éléments tous les deux ou trois ans.

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