Mickaël Tacalfred : “La montée en Ligue 1, c’est quelque chose qui restera inoubliable”

Figure emblématique de l’ère moderne rémoise, Mickaël Tacalfred restera pour longtemps dans le coeur des supporters rémois. (© Jean-Baptiste Delerue)

 

Après 8 années passées au sein du Stade de Reims, Mickaël Tacalfred a véritablement marqué l’histoire récente du club. Le brassard qu’il a porté à chaque fois qu’il était titulaire, et ce depuis la saison 2010/2011, a fait de lui un joueur exemplaire sur comme en dehors du terrain, portant à 250 son nombre de matchs disputés sous le maillot Rouge et Blanc.
Pendant la trêve hivernale, il 
m’a reçu dans sa nouvelle ville, Auxerre, pour se confier à moi au cours d’un entretien exclusif. Ce fut l’occasion pour lui de revenir longuement sur son aventure champenoise, d’évoquer sa saison actuelle avec l’AJA, avant de conclure sur le futur proche et l’avenir qui s’offre à lui.

 

I. Son passage à Reims

Après quasiment deux décennies de carrière footballistique, comment va Mickaël Tacalfred ?

Écoute, ça va très bien !

Passé par le Red Star, Martigues, Rouen, Angers et Dijon, tu arrives au Stade de Reims à l’été 2008. À l’époque, quelles sont tes motivations à l’idée d’intégrer le projet rémois ?

Le club avait l’ambition de vouloir monter en Ligue 1, donc c’était un projet qui me correspondait. J’arrivais en fin de contrat à Dijon, donc c’est pour ça que j’ai pris la décision de m’engager avec le Stade de Reims.

Après avoir évoqué le projet du club, qui était donc de monter en Ligue 1, peux-tu nous parler de tes objectifs personnels ? Tu souhaitais intégrer un projet dans lequel tu pourrais vivre une montée en Ligue 1 ?

Je voulais vivre un projet où je pouvais jouer en Ligue 1 tout en poursuivant ma progression. Et puis il faut dire que le Stade de Reims n’est pas n’importe quel club, c’est un club mythique ! Donc je sortais de la Ligue 2 avec Dijon, avec l’espérance de pouvoir monter en Ligue 1 avec Reims. Bon, ça s’est fait, même si ça a pris un peu plus de temps que prévu ! (sourire)

Justement, à l’issue de ta première saison, le club descend en National. A ce moment-là, tu ne te dis pas que le projet est mal engagé ?

C’est vrai que c’était mal parti. Même sur un plan personnel, cette première année était un peu compliquée. Je sortais de 4 ans à Dijon, je m’étais bien senti là-bas, j’avais un groupe d’amis, il y avait une bonne entente et une bonne ambiance. Malheureusement, je n’avais pas retrouvé ça de suite à Reims. Avec les résultats, forcément ça n’aide pas… En plus de ça, on descend en fin de saison donc c’est vrai qu’on se dit que c’est compliqué. Mais il fallait continuer, ne pas lâcher. On est descendus, il faut repartir sur de bonnes bases, faire remonter le club en Ligue 2. À partir de là, on verra par la suite si on pourra reparler du projet Ligue 1, et c’est ce qui s’est passé ! La descente en National était, je pense, un mal pour un bien.

Pourquoi ?

Ça a permis au club de repartir sur de bonnes bases et de se reconstruire.

Et ça a été chose faite, puisque le club retrouve immédiatement la Ligue 2. Lors de cette saison, tu es peu à peu passé de défenseur droit à défenseur central. Comment est venue cette reconversion dans l’axe ?

Elle est venue d’un coach, Hubert Fournier. A l’époque, tous les défenseurs centraux étaient blessés ou suspendus. Il y avait Alexandre Barbier, Lucien Aubey, Matthieu Fontaine, etc… Donc Hubert Fournier a fait le choix de me mettre dans l’axe. Je me rappelle, le premier match c’était en Coupe de France, contre Rennes en plus !

Victoire 4-3 ?

4-3, match de fou ! Ça s’est plutôt bien passé, et puis c’est parti de là en fait.

Match de fou certes, mais je me souviens d’une relance sur le premier but… (rires)

Ouais, j’ai essayé de repousser le danger du mieux possible ! Des fois on ne fait pas comme on veut, on essaie de faire au plus rapide…

La saison suivante, c’est en championnat que vous avez brillé en réalisant une saison 2011/2012 exceptionnelle pour le club. Est-ce que tu peux nous la raconter “version Mickaël Tacalfred” ?

Tout simplement, c’est une saison où je pense que personne ne s’attendait à nous voir monter. Même nous ! Il faut se dire les choses comme elles sont… C’est vrai que si on regardait l’effectif en préparation, on n’aurait jamais pu dire que c’était une équipe qui était bâtie pour jouer les premiers rôles. Mais à cette époque, le club a fait un recrutement intelligent. Il y a eu un groupe qui s’est formé, avec une bonne ambiance, et les choses se sont faites naturellement. En commençant le championnat on a gagné à Lens, on a enchainé par Monaco, pour au final avoir 4 victoires consécutives, donc tout de suite on était bien classés. Ensuite on est pris par le jeu, et puis on a envie d’y rester le plus longtemps possible. C’est ce qui s’est passé et on a été récompensé de tous nos efforts par une belle montée en Ligue 1.

Pour obtenir cette montée, il y a eu une charnière centrale clé qui a été formée avec Anthony Weber. Cette complicité-là, comment est-elle née, et surtout comment est-elle parvenue à durer dans le temps ?

C’est né de cette fameuse saison de la montée, et puis après ça a continué en Ligue 1. En plus de ça, c’est pas juste le fait de s’entendre sur le terrain, on s’entendait bien aussi en dehors. Donc une complicité et une certaine affinité se sont créées, naturellement.

Après 108 matchs disputés ensemble sous le même maillot, les deux hommes ont tissé une forte amitié sur comme en dehors du terrain. (© L’Hebdo du Vendredi)

Aujourd’hui tu es à Auxerre et lui à Brest, mais vous avez encore des contacts ?

Oui, bien sûr ! En plus, on s’est vus cette saison puisqu’on a joué à Brest donc ça m’a permis de le revoir ! Mais on est toujours restés en contact.

Et sur un plan plus personnel, tu es arrivé en Ligue 1 à 31 ans sans y avoir jamais joué. Comment s’est passée cette adaptation ?

Je pense que j‘ai su me mettre au niveau tout de suite. Après, honnêtement, je ne me suis pas posé de questions. Je me suis dit « Voilà, on est montés en Ligue 1, maintenant on va faire nos preuves ! On verra… ». Sans se mettre de pression, tout simplement. Je pense qu’il ne faut pas se poser de questions. Après, ça se verra tout de suite si on a le niveau ou pas !

Pour cette première année de Ligue 1, l’objectif était bien entendu de se maintenir. Celui-ci a été réalisé lors de l’avant-dernière journée face à Lorient, mais cette saison n’a pas toujours été un long fleuve tranquille…

C’était une première partie un peu compliquée… On avait eu 15 matchs sans victoire entre octobre et février avant le match de Nancy, où à partir de là on est remontés au classement. C’est vrai que sinon c’était un peu compliqué. Bon, on s’y attendait aussi : première année en Ligue 1, c’est la découverte donc il faut se mettre tout de suite au niveau. On n’a pas eu les résultats qu’on souhaitait pour bien se placer dans la course au maintien, mais on a eu le courage de ne rien lâcher et de se battre jusqu’au bout, avec un maintien à la clé.

C’est intéressant que tu me parles de cette notion de courage, parce qu’elle vous a beaucoup servie cette saison-là, et notamment dans les “gros matchs”. On peut logiquement penser à la victoire face au Paris Saint-Germain de Verratti, Beckham, Zlatan mené par Ancelotti à Delaune, obtenue à 9 contre 11. Est-ce ton plus beau souvenir de la saison ?

Malheureusement, moi ce match là je ne l’ai pas joué parce que j’étais blessé. Mais ça reste un bon souvenir, pour l’avoir suivi de la tribune. Après, j’en ai d’autres… Sur cette saison-là c’est peut-être le match de Nancy. C’est là où tout a basculé, ça a été le vrai déclic pour pouvoir se maintenir.

Alors après avoir obtenu ce maintien, il a fallu se projeter sur la deuxième saison, réputée pour être encore plus dure que la première. Pourtant, c’est tout l’inverse pour vous : elle est encore plus prometteuse que la précédente puisque vous tutoyez le top 5 jusqu’à 10 journées de la fin. Malheureusement, tout s’est un peu écroulé à la fin du championnat… Comment l’expliques-tu ?

Je pense que c’était plutôt physique et mental, car on avait beaucoup donné. C’est vrai que les gens nous parlaient du top 5, alors que l’objectif c’était surtout le maintien, il y avait l’Europe au bout, etc… Mais je pense que nous on n’était vraiment pas préparés à ça, le club non plus. C’est vrai qu’après, inconsciemment, on se relâche un petit peu parce que l’objectif est atteint mais c’est plus une fatigue physique et mentale, pas vraiment un relâchement volontaire.

En fin de saison, Hubert Fournier part à Lyon et est remplacé par Jean-Luc Vasseur. À partir de là, ça a été individuellement plus compliqué pour toi. Comment as-tu vécu cette saison sous ses ordres ?

C’est vrai qu’au début ça a été un peu compliqué, que ça soit individuellement ou collectivement. On n’avait pas de bons résultats, donc c’était une saison très compliquée, pour le coach et pour nous. Après, malheureusement, on a été amené à changer de coach en fin de saison mais on a réussi à atteindre l’objectif du maintien.

Sur ses deux dernières saisons au club, Mickaël Tacalfred n’a disputé que 44 matchs de championnat. (© So Foot)

Et vis-à-vis de Jean-Luc Vasseur, comment ça s’est passé ?

Je ne vais pas dire que ça s’est mal passé, même s’il ne m’a pas fait joué pendant une certaine période. C’est comme ça, c’est le choix du coach. Mais dans le relationnel, je pense qu’il aurait dû s’appuyer davantage sur les anciens pour l’aider dans sa mission.

A quelques journées de la fin, l’opération maintien est très mal engagée et Olivier Guégan arrive pour relever le défi. Qu’est-ce que tu ressens en le voyant arriver à ce poste-là, alors que c’était ton coéquipier quelques saisons auparavant ?

Je me dis que c’est dans la logique des choses. Il a toujours été là pour rendre service au club, même si moi il ne m’a pas rendu service personnellement. (rires)
Je pensais sincèrement que ça allait se passer autrement me concernant avec lui.

Comment tu l’expliques ?

Que ce soit le club ou le coach, je pense qu’ils ont manqué de franchise à mon égard. Ils n’ont pas eu le courage de me dire les choses concrètement, il n’y a pas eu un discours qui était clair et net dès le départ.

Même si tu jouais moins, j’imagine que tu avais un rôle très important dans le vestiaire, non ?

Oui c’est sûr, on a toujours un rôle important dans le vestiaire. Mais je ne m’arrête pas qu’à ça. Moi je reste quand même un compétiteur, donc c’est surtout le terrain qui m’intéresse, pas que dans le vestiaire.

Et à l’issue de la saison, comment se déroule ton départ ?

Je pense qu’il y a eu pas mal de non-dits. Pourtant, c’est pas faute d’être allé voir pour clarifier ma situation. Comme je l’ai dit, ils n’ont pas eu le courage de me dire les choses avant la dernière journée, alors que 3 mois avant j’étais allé voir le président pour lui demander ce qu’on faisait, qu’on soit maintenus ou qu’on descende pour clarifier ma situation. Ça fait 8 ans que je suis au club, je ne suis pas un petit gamin de 20 ans. Ils savaient très bien ce qu’ils voulaient faire, mais ils n’ont pas eu le courage de me le dire. J’ai plus l’impression qu’ils pensaient que j’allais arrêter (sous-entendu, arrêter sa carrière), mais non ! Et même si c’était le cas, ils n’étaient pas capable de me proposer quelque chose.
(Il s’arrête.) Et puis je pars du principe que, quand on se dit « Institution », on respecte certaines valeurs. Attendre la dernière journée pour dire à un joueur qui a passé 8 ans au club qu’au final on ne le conserve pas, je trouve ça absurde de leur part. Ils ont attendu jusqu’au dernier moment… Après tout ce que j’ai fait pour le club, et même si on venait de vivre une descente, je pense que je méritais une meilleure fin…

Et malheureusement, tu n’as pas été le seul dans ce cas-là puisque ça s’était produit avant quand on était montés en Ligue 1…

Malheureusement oui, ce sont des choses qui se sont répétées. On peut parler du cas de Kossi Agassa, Cédric Fauré même si lui c’était un peu différent dans le sens où on lui avait proposé une année mais pas dans les meilleures conditions. C’est quand même triste de la part du club d’agir de telle sorte…

Et en plus de ton départ, 6 joueurs en fin de contrat n’ont pas été renouvelés. Est-ce que, pour toi, ça marquait clairement la volonté de partir sur un nouveau projet ?

Ils voulaient sûrement tourner une page, bien sûr. Mais après, il y a une grande partie de l’effectif qui est restée aussi. Je pense qu’ils voulaient reconstruire et partir sur autre chose. Quand on veut repartir sur autre chose autant le dire, il ne faut pas avoir peur de dire les choses. Et puis moi quelque part, ça m’aurait aussi permis de me préparer à un départ.

Après 8 ans passés au club, j’imagine que tu dois quand même retenir des choses un peu plus positives…

Je garde pas mal de choses positives ! Après, ça c’est la chose qui a un peu noircie le tableau. Mais bon, je retiens plus de positif que de négatif.

Alors, les points positifs, ce serait quoi ?

Il y en a tellement… Déjà, la montée en Ligue 1, c’est quelque chose qui restera inoubliable. Après, les personnes que j’ai côtoyées, que ce soit l’administration, les coéquipiers, les dirigeants. Blériot aussi ! Parce que c’est vrai que je suis passé des Thiolettes à Blériot.

Ça va, ça n’a pas été trop brutal ?

Non, mais je pense que ça a fait un petit peu de mal au club aussi.

Tu crois ?

Oui, je pense.

Pour les jeunes, le fait d’être dans ce luxe très tôt ?

Non, au contraire. Pour les jeunes, je pense que c’est une bonne chose parce qu’il fallait construire quelque chose de solide pour avoir un centre de formation, pour avoir un bel outil de travail et pour pouvoir attirer aussi d’autres joueurs.
Mais c’est vrai que quand on regarde, depuis qu’on était passés à Blériot, c’est là où le club a commencé à avoir des résultats en demi-teinte. C’était quelque chose qu’on avait remarqué entre nous. Je ne dis pas que c’est à cause de ça, mais c’est vrai que depuis l’arrivée à Blériot, d’avoir eu ce confort, ça nous a peut-être embourgeoisé. Alors que c’est vrai qu’aux Thiolettes, on avait une certaine humilité ! Et c’est pas pour autant que ça ne nous a pas permis de bien travailler.

Et maintenant, globalement, qu’est-ce que tu penses du projet rémois ? Tu continues de les suivre ?

Oui forcément, surtout qu’on évolue dans le même championnat. J’ai toujours un oeil sur le Stade de Reims, avec leur départ canon en championnat ! Ils ont pour projet de remonter en Ligue 1, ils sont très bien partis, donc j’espère pour eux qu’ils monteront en fin de saison.

Pour la première fois dans l’histoire du Stade de Reims, le numéro d’un joueur qui a marqué le club a été retiré. (© Stade de Reims)

Tu as quand même remarqué que dans l’effectif, aucun joueur ne porte le numéro 22 ! C’est une fierté, même si ça ne s’est pas très bien terminé, le fait que ce numéro ait été retiré par les dirigeants ?

Ça reste quand même une fierté oui, même si j’ai été déçu de la manière dont les choses se sont passées. Ce n’était pas la fin que j’avais rêvé avec le Stade de Reims, mais ça reste un beau clin d’oeil de la part des dirigeants…

 

II. Sa nouvelle vie auxerroise

Depuis l’année dernière, tu évolues à Auxerre. Qu’est-ce qui t’a convaincu de signer ici ?

Le projet, puisqu’ils avaient l’ambition de vouloir monter aussi. Et en signant ici, je rejoins encore un club mythique. Je pense que l’AJ Auxerre c’est dur à refuser, donc c’est pour ça que j’ai relevé le challenge.

J’imagine que ta nouvelle vie ici se passe plutôt bien, puisque cet été tu as prolongé ton contrat d’un an supplémentaire…

Je me suis adapté. C’est vrai que ça change de Reims ! Après, on est tranquilles ici, il fait bon vivre. Moi je suis avec ma famille, mes enfants vont à l’école, ma femme travaille donc on s’est bien adaptés depuis la saison dernière. On commence à prendre nos marques, nos habitudes donc on s’y fait tranquillement, voilà !

Sportivement, c’est peut-être un peu plus compliqué. Comment tu expliques ce début de saison mitigé ?

Même si on avait pourtant bien démarré face à Lens, on n’a pas eu ensuite les résultats qu’on souhaitait puisqu’on a enchaîné 4 défaites. Je prends un carton rouge à Nîmes, je suis suspendu et puis ça coïncide un peu avec les bons résultats. Donc le coach a fait le choix de laisser l’équipe comme elle est, tout simplement. Comme on dit, « on ne change pas une équipe qui gagne ». Aujourd’hui, je patiente. C’est pas pour autant que le coach n’a pas confiance en moi. J’ai pu avoir une discussion avec lui, il compte toujours sur moi. Comme il me l’a dit, il y a des résultats pour le moment donc c’est dur de changer, forcément. Quelque part, je me mets à sa place et c’est compréhensible. C’est vrai que l’équipe tourne bien donc voilà, il faut patienter, c’est tout. On continue à travailler, et on patiente.

Je te sens assez serein et assez lucide, à 36 ans tu as déjà un peu d’expérience dans ta carrière…

Oui, j’ai de l’expérience et j’en ai vu d’autres ! Même si je suis un peu déçu, parce que je suis un compétiteur et que j’ai envie de rejouer. Après, il faut se faire une raison et se mettre aussi à la place du coach.

 

III. Son avenir

Aujourd’hui, tu seras certainement d’accord pour dire que l’essentiel de ta carrière est derrière toi. Alors, as-tu déjà pensé à ton après-carrière ? On sait que c’est aussi un moment clé dans la vie d’un footballeur professionnel…

C’est sûr, ça me travaille beaucoup même. Déjà à Reims j’avais commencé à y penser, à en parler avec le président. Malheureusement, je ne suis pas resté donc ça a changé mes plans… même s’il m’a dit que la porte était toujours ouverte ! Donc on verra le jour où j’arrêterai ma carrière s’il y a une possibilité de retourner à Reims, ou si ça doit se finir à Auxerre et que j’ai une opportunité à Auxerre, de rester ici.

Ça t’intéresserait de retourner à Reims éventuellement ?

Oui, si la porte est toujours ouverte, oui.

Et qu’est-ce que tu aimerais faire ? Si aujourd’hui tu as “carte blanche”, qu’est-ce que tu choisis ?

Je suis ouvert à pas mal de choses… sauf coach ! Voilà ! (rires)
J’ai pas la fibre pour être coach principal, mais pourquoi pas intégrer un staff pour être adjoint.

Même si tu prends des jeunes ? Des U17 par exemple ?

Des fois je me pose la question… De toute façon, je pense qu’il vaut mieux commencer par des jeunes donc pourquoi pas. Mais aujourd’hui c’est vrai que je ne me vois pas coach. Après il y a pas mal de joueurs qui se disent « Ouais, je ne me vois pas coach, je ne me vois pas coach » et au final ils passent le cap. J’ai eu l’exemple là avec Lionel Mathis qui me disait qu’avant, il ne voulait pas être coach, et au final…
Moi, quelque chose qui me plairait bien, c’est intégrer une cellule de recrutement. Je me suis créé un réseau du fait d’avoir côtoyé des joueurs, des dirigeants, de connaitre du monde… Il y a des anciens coéquipiers qui sont devenus soit agent, coach ou directeur sportif. Donc après ça permet d’avoir du relationnel. Ce serait quelque chose que j’aimerais bien faire. Après, pourquoi pas aussi puisque j’aime bien l’informatique, faire des analyses vidéos… On va voir s’il y a des opportunités qui s’offrent à moi.


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *