Le Stade de Reims se qualifie en Suisse

Deux déplacements pour une seule victoire… mais la plus précieuse ! (© Stade de Reims)


 
Dimanche dernier à Angers, le Stade de Reims a concédé sa deuxième défaite de la saison à l’issue d’un match très pauvre. Cependant, les têtes étaient déjà tournées vers le match européen du jeudi, à Genève. Cinquante-sept ans après leur dernier match de Coupe d’Europe, les Rémois sont parvenus à aller chercher une qualification pour le troisième tour de qualification d’Europa League. D’un dimanche à Angers au jeudi à Genève : retour sur le road trip des Rouge et Blanc.

 

Une pauvreté globale à Kopa

Reims n’a jamais inquiété les solides angevins. (@ Ouest Médias)

A l’issue des deux semaines de travail réalisées pendant la trêve internationale, David Guion a loué l’application qu’a mis son groupe lors de ces séances. Avec une nouvelle composition d’équipe à Angers, nous pouvions nous attendre à voir des signaux positifs dans le jeu. Pourtant, les Champenois ont été dominés et ont subi dès les premières minutes. Malgré une timide tentative de Cafaro en première mi-temps, Reims n’est une nouvelle fois pas parvenu à inquiéter son adversaire du jour. Pire encore, la défense a une nouvelle fois semblé en difficulté. Sans Yunis Abdelhamid, touché par le COVID-19, le duo Faes/Maresić était logiquement aligné. Malgré une bonne première mi-temps, le premier nommé a été (sévèrement) exclu peu avant la mi-temps, concédant un pénalty pour son geste dangereux sur Bobichon. Dario Maresić n’a pas été non plus étincelant, bien trop passif sur la prise de balle de Bahoken qui amène le but, certainement surpris par l’intervention ratée de Munetsi.

Le duo au milieu composé de Xavier Chavalerin et de Moreto Cassamá a manqué de projection offensive pour servir les attaquants. Malgré quelques bonnes passes vers l’avant, réalisées notamment par Cassamá, les deux attaquants de pointe Touré et Dia ont cruellement manqué de ballons. D’ailleurs, parmi eux, personne n’est venu décrocher pour tenter de faire le jeu et de créer ce lien entre le milieu et l’attaque. Les deux attaquants ont souvent cherché la profondeur, sans réelles solutions ensuite. En bref, le circuit préférentiel du jeu offensif était encore bien trop brouillon.

 

 

“Rajković : Saison II”

Rajković sera encore une pièce essentielle de l’équipe rémoise cette saison. (@ Stade de Reims)

Impérial la saison passée, Predrag Rajković a montré quelques signe de faiblesse depuis les matchs de préparation. Certaines relances imprécises et quelques fautes de mains n’ont franchement pas rassuré les suiveurs rémois. Face à Lille, il n’est pas irréprochable sur le seul but encaissé de la rencontre.

Et ces frayeurs se sont confirmées ce dimanche après-midi à Angers. Dès la quatrième minute de jeu, sur une frappe lointaine de Thomas Mangani, le gardien serbe ne parvient pas à capter le ballon, qui revient sur Capelle. Le milieu angevin a bien suivi et pense ouvrir le score, mais l’arbitre signale une position de hors-jeu. Bis repetita peu avant la demi-heure de jeu : c’est Santamaria qui prend sa chance de loin cette fois-ci, et Rajković ne capte pas le ballon. Stéphane Bahoken a bien suivi, mais le portier rémois se rattrape bien en jaillissant dans les pieds de l’attaquant. Malgré une première mi-temps difficile, “Predrag” va ensuite sortir le grand jeu pour maintenir les siens en vie. Tout d’abord, en sortant le pénalty concédé par Faes. Ensuite, en remportant un nouveau duel face à Stéphane Bahoken ! Malgré tout, il concède le seul but du match en seconde période, sur lequel il ne peut pas faire grand chose.

Face au Servette, Rajković avait très certainement à coeur de montrer toute l’étendue de son talent dans une compétition européenne. Face aux nombreuses occasions suisses, il a tenu bon et a permis à son équipe de ne pas encaisser de buts. Un vrai retour en forme pour le portier rémois, pas toujours à son aise depuis la reprise. Néanmoins, il prouve match après match qu’il faudra encore compter sur lui cette saison.

 

Reims ne rentre pas “chocolat”

La joie de Valon Berisha, buteur pour la première fois sous le maillot rémois ! (@ Stade de Reims)

Après ce revers en championnat, les Rouge et Blanc devaient impérativement se tourner vers le match européen qui les attendait. Pour cette partie, David Guion a une nouvelle fois réservé quelques surprises à ses joueurs dans son onze de départ. En l’absence d’Abdelhamid, c’est Marshall Munetsi qui dépanne en défense centrale aux côtés de Faes, laissant Maresić sur le banc. Il faut dire que la mésentente du duo à Angers avait coûté cher quelques jours plus tôt…
Les matchs européens demandent souvent beaucoup d’expérience, et Guion l’a bien compris. Ainsi, Valon Berisha honore sa première titularisation en match officiel dans un milieu à trois où il est épaulé par le duo Cassamá/Chavalerin. Devant, trois attaquants : Dereck Kutesa à gauche, Touré dans l’axe, et Boulaye Dia de l’autre côté.

L’entame de match est parfaite : sur un superbe ballon de Ghislain Konan côté gauche, Kutesa fixe la défense avant d’offrir un caviar à Berisha, seul dans la surface. Le Kosovar ne se pose pas de questions, et conclu facilement du pied droit. Même si la suite du match a été laborieuse et sans réelles occasions franches, il faut saluer la performance défensive collective livrée par les Rémois. Pour la première fois de la saison, les Rémois sont parvenus à réaliser un clean-sheet. Comme mentionné dans la deuxième partie de l’article, Predrag Rajković a une nouvelle fois été au rendez-vous. De son côté, la défense a tenu bon grâce à un très bon Wout Faes, qui sera encore meilleur lorsqu’il arrivera à maîtriser certains de ses tacles. Il a été bien épaulé par Ghislain Konan, omniprésent sur le plan défensif comme offensif. Il avait même encore des jambes pour mener un contre en fin de match ! Devant lui, Dereck Kutesa a également rendu une belle copie. Il est bien évidemment décisif sur le premier but, et sa vitesse autant que sa percussion ont été deux grands atouts dans ce match. De l’autre côté, Boulaye Dia a surtout travaillé sur le plan défensif pour épauler Foket. Mission accomplie. Au milieu de terrain, le seul point noir a été la prestation de Moreto Cassamá. D’ordinaire très propre dans ses relances, l’ancien du FC Porto a quasiment tout raté, mettant son équipe en difficulté. Heureusement, il a été superbement bien épaulé par le duo de relayeurs Chavalerin/Berisha, qui ont effectué un superbe travail. Pressing haut, passes précises, régulations des temps forts et des temps faibles : ils ont été tous deux au four et au moulin. Cela a permis d’apporter un peu de liant vers El Bilal Touré, qui n’a certes pas marqué mais n’a pas été avare d’efforts et a remporté de nombreux duels aériens.

Quoiqu’il en soit, seule la victoire est à retenir. Le principal est de se qualifier au tour suivant, peu importe la manière. L’exigence doit exister en championnat, en réclamant une progression match après match. Mais dans le cas d’un match sec de Coupe d’Europe, le plus important est de sortir victorieux de la confrontation. C’est chose faite.

 

 

Avec cette qualification, le Stade de Reims a un nouvel obstacle à franchir dès jeudi prochain. Il est hongrois, et se nomme MOL Fehérvár (anciennement Videoton, tombeur de Bordeaux en 2017 au même stade de la compétition). En cas de qualification, les Rémois devront une nouvelle (et dernière) fois se déplacer pour affronter le Standard de Liège (Belgique, ndlr) ou Vojvodina (Serbie, ndlr). Ce sera la dernière épreuve à surmonter avant d’atteindre le graal : la phase de groupes d’Europa League. Mais d’ici-là, les Rouge et Blanc devront d’abord se rendre à Metz, dès dimanche après-midi, pour tenter d’obtenir leur première victoire en championnat et continuer la série entamée ce jeudi.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *