L’année 2017 débute mal…

Le visage d’Anthony Weber en dit long sur le début d’année 2017 de son équipe… (© Stade de Reims)

 

Nous nous étions quittés sur un match nul obtenu au stade Bollaert, après une nouvelle innovation tactique. Nous nous retrouvons quelques matchs plus tard, après avoir eu le temps de connaitre certaines désillusions, comme celles connues face à Laval ou à Nîmes puis Orléans, mais en ayant tout de même gagné un précieux derby à la maison.

Avec 33 points au compteur et une place de dauphin à la trêve, le Stade de Reims semblait plutôt bien parti pour réussir son objectif final. Mais depuis le début de l’année, rien ne va : l’élimination à Sarreguemines en Coupe de France, suivie de la défaite face à Bourg-en-Bresse, puis du match nul à Delaune contre Valenciennes, font de 2017 une année cauchemardesque.

 

Pourtant, le dernier match de 2016 pouvait laisser augurer une deuxième partie de saison passionnante ! Au terme d’un superbe match de la part d’Ibrahima Baldé, nos Rouge et Blanc s’adjugeaient le derby de la Champagne. L’histoire était trop belle…

Pour leur premier match de 2017, les Champenois avaient rendez-vous à Sarreguemines, équipe surprise de cette Coupe de France qui a éliminé Valenciennes au tour précédent. Autant dire que qu’on sentait arriver d’ici le match traquenard… Et ce qui devait arriver arriva. A l’issue des 90 minutes, les locaux s’imposaient 2 buts à 1, grâce à 2 pénaltys inscrits par M’Barki. Pour être allé à Sarreguemines (certains s’embêtent vraiment le samedi, je vous le dis), je peux vous assurer que les joueurs ont tout fait pour se qualifier. Nous sommes loin de la débâcle de Chambly connue la saison passée. D’ailleurs, le double-buteur M’Barki n’a pas manqué de le souligner sur RMC. Il avouait que, lors des précédents matchs qu’il avait pu disputer contre des équipes professionnelles, certaines d’entre elles avaient pour habitude de le laisser s’exprimer sans le penser dangereux. Mais dans ce match, il expliquait que les deux defenseurs centraux (Weber et Amiot, ndlr) communiquaient beaucoup pour le contrer.
Certes, les joueurs professionnels sont censés être supérieurs à ces “amateurs” (le terme “amateurs” est loin d’être péjoratif : il signifie simplement que ces joueurs ont un métier à côté du football). Cependant, sur ce terrain gelé, il était impossible de créer du jeu. Pourtant, les Rémois avaient vraiment cette volonté de construire, pour une fois. Mais les occasions étaient bien trop peu nombreuses. Et finalement, le match s’est joué sur une histoire de pénaltys. On appellera ça le charme de la coupe…

Connaissant un peu Michel der Zakarian, il était légitime d’attendre une réaction de son équipe à Bourg-en-Bresse, pour bien débuter cette nouvelle année au moins en championnat. Néanmoins, tout ne s’est pas passé comme prévu… Tout débutait plutôt bien avec ce pénalty obtenu par Diego au quart d’heure de jeu. Gaëtan Charbonnier tentait alors de le transformer, en vain. La suite ressemble au néant total, ou alors à une bouillie footballistique. Ou alors un peu des deux… A vous de choisir. Au final, sur un ballon admirablement bien donné par Kévin Hoggas, Bègue inscrivait l’unique but de la rencontre et Reims repartait de l’Ain sans aucun points. Cette défaite est tout de même symptomatique, car même avec un onze de départ très compétitif, les Champenois ont été incapables de remporter ce match. Et pire encore, ils ont été incapables de se créer des occasions franches.

Mais bon, nous le savions : le bilan à l’extérieur du Stade de Reims n’était pas bon, avec seulement 9 points pris sur 30 possibles et une seule victoire au compteur, contre Strasbourg. Alors qu’à Delaune, les Rémois n’ont perdu qu’un seul match sur 9 disputés depuis le début de la saison. Le match face à Valenciennes devait donc permettre à tout un groupe de retrouver le chemin de la victoire. Pour cela, Romain Métanire arrivait pour pallier l’absence de Traoré, parti à la CAN (qui va d’ailleurs revenir rapidement, puisque le Mali a été éliminé ces jours-ci. Il pourrait être dans le groupe face au Red Star). Apparemment, la nouvelle n’a pas été accueillie avec bonheur par tout le monde… Dont Atila Turan, qui a refusé d’être dans le groupe lorsqu’il a compris qu’il ne serait pas titulaire. On ne peut pas le défendre, mais imaginez juste 30 secondes… Un nouveau joueur arrive la veille, et prend immédiatement votre place. C’est ce que l’on appelle “l’avoir mauvaise”.
Sur le papier, “MDZ” alignait une équipe plutôt séduisante, avec le retour du duo Baldé/Chavarría. Toutefois, cette association n’a pas beaucoup aidé les Rémois dans le jeu… Les seules occasions de la première mi-temps ont été créés sur des coups de pied arrêtés, où Baldé puis Jeanvier auraient pu faire la différence. En vain. La deuxième mi-temps n’est guère mieux, malgré quelques frissons. En face, il n’y avait pas un grand opposant non plus. 0-0, donc. Et surtout 2 points de perdus ! La fameuse série de 2017 se poursuit, en attendant des jours meilleurs.

 

Ces jours meilleurs pourraient arriver dès lundi au Red Star. Avec un groupe quasi-complet, les Rouge et Blanc auront à coeur d’aller chercher leur deuxième victoire à l’extérieur de la saison. Mais même avec ces contre-performances, Reims est toujours bien placé au classement puisque personne n’avance. Les équipes de tête enchainent les mauvais résultats, et c’est tant mieux. Par contre, on ne pourra pas toujours compter sur les autres, et il faudra forcément avancer seul, sans nécessairement être dans la réaction. Comme dirait un certain Jean-Pierre Caillot, “nous sommes totalement maîtres de notre destin” !

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