En route vers le maintien !

Face aux Nantais, Yunis Abdelhamid a offert la victoire à son équipe dans les dernières minutes ! (© Stade de Reims)

 

Opposé à Montpellier dimanche dernier avant de se déplacer à Nantes trois jours plus tard, le Stade de Reims avait l’occasion de confirmer sa bonne forme actuelle, lui qui n’avait perdu qu’un seul de ses six derniers matchs en Ligue 1. Accrochés à domicile par les Héraultais, les Rouge et Blanc ont ensuite parfaitement négocié leur déplacement du milieu de semaine, en s’imposant en toute fin match.
Retour sur deux rencontres qui rapprochent encore un peu plus les hommes de David Guion d’une quatrième saison consécutive en Ligue 1.

 

Triste match à Montpellier

Le week-end dernier, les Champenois recevaient le Montpellier de Michel der Zakarian, qui restait sur quatre victoires consécutives toutes compétitions confondues. Dans une première mi-temps peu emballante, les Rémois se sont montrés bien trop imprécis dans les trente derniers mètres pour mettre en danger leurs adversaires. Ainsi seul un raid solitaire de Doumbia juste avant la mi-temps, conclu par une frappe sans danger pour le gardien montpelliérain, est à retenir des quarante-cinq premières minutes.

En seconde période, les Montpelliérains reviennent avec de meilleures intentions et obligent Predrag Rajković à sortir le grand jeu pour garder sa cage inviolée. Solide sur la tentative lointaine de Savanier, le Serbe a ensuite sorti un arrêt de grande classe sur un retourné acrobatique de Laborde pour laisser les deux équipes à égalité.
Quelques minutes plus tard, sur la seule véritable occasion rémoise de ce deuxième acte, Mathieu Cafaro privilégiait l’action individuelle plutôt que de servir Dia, mais trouvait sur son chemin un impeccable Omlin. Ce sera la dernière action du match, les deux équipes se séparant sur un score nul et vierge. Un résultat logique, qui a au moins eu le mérite de permettre aux Rouge et Blanc d’enregistrer un nouveau clean sheet.

 

Un braquage XXL

En déplacement chez des Nantais qui ne s’étaient plus imposés à la Beaujoire depuis octobre 2020, le Stade de Reims se devait de bonifier les trois derniers matchs nuls concédés en février par une victoire, qui plus est face à un concurrent direct.

Malgré une bonne entame de match où Dia aurait pu ouvrir le score de la tête, les Rémois ont une nouvelle fois tendu le bâton pour se faire battre au quart d’heure de jeu… Sur une perte de balle consécutive à une touche, les Canaris n’ont eu besoin que de quatre petites secondes après leur récupération pour ouvrir le score grâce à une tête de Moses Simon, oublié par Faes et Foket au deuxième poteau. La réaction des visiteurs est bien trop timide, et ceux-ci manquent une nouvelle fois de se faire surprendre sur une perte de balle de Faes dans ses trente mètres. C’est finalement sur un coup de pouce du destin que les visiteurs vont égaliser juste avant la mi-temps. À l’entrée de la surface, l’intervention des défenseurs nantais contre le ballon, qui atterrit dans la course de Ghislain Konan à l’angle de la surface. “Frappe, frappe !!”, pouvons-nous distinctement entendre dans cette partie à huit clos : l’international ivoirien ne se pose pas de questions et tente sa chance. Une légère faute de main de Lafont lui permet d’inscrire le premier but de sa carrière… Pourtant dominé, Reims est à la hauteur de Nantes à la pause.

Au retour des vestiaires, David Guion, visiblement contrarié par la première mi-temps compliquée de son équipe, effectue trois changements d’un coup et modifie son système de jeu : Munetsi remplace Cassamá, et les deux ailiers Zeneli et Cafaro sont remplacés par Doumbia et Touré, qui occupera la pointe de l’attaque, replaçant ainsi Boulaye Dia sur l’aile droite et Berisha en meneur de jeu dans un 4/2/3/1. Les débats s’équilibrent, et aucune des deux équipes ne parvient à faire la différence… Arrive alors la dernière minute du temps réglementaire, et ce corner obtenu par Sierhuis. Valon Berisha s’applique et adresse un superbe ballon, repris de la tête au point de penalty par Abdelhamid qui offre la victoire aux siens ! Le réalisme rémois est glacial : deux tirs cadrés, deux buts. Mais qu’importe, Reims signe sa huitième victoire de la saison et gagne pour la première fois depuis 1974 en terre nantaise.

 

Abdelhamid, taille patron

Arrivé en Champagne à l’été 2017, Yunis Abdelhamid est immédiatement devenu un titulaire indiscutable de la charnière centrale. Si les bonnes prestations défensives de l’équipe sous l’ère David Guion s’enchaînent depuis plusieurs saisons maintenant, c’est en partie grâce à lui.

Capitaine et leader de la défense, l’international marocain sait aussi mettre à profit son excellent jeu de tête devant le but adverse. En quatre saisons, il a inscrit dix buts avec le maillot rouge et blanc sur les épaules. Et cerise sur le gâteau : quand il marque, son équipe n’a jamais perdu au coup de sifflet final ! (sept victoires et deux matchs nuls, ndlr)

De plus, il faut noter l’importance de ses réalisations, très souvent cruciales. Ainsi, il a permis six fois à son équipe de prendre les devants, dont trois ouvertures du score. Le défenseur central semble en effet particulièrement inspiré dans les moments important, y compris lorsqu’il faut aller inscrire un tir au but vainqueur en quart de finale de Coupe de la Ligue… Pas de doute : Yunis Abdelhamid est bel et bien LE cadre de cette équipe.

 

 

Avec neuf points d’avance sur le barragiste, le Stade de Reims s’est donné un bon bol d’air avant de débuter dix jours de travail qui le mènera à la réception de Lyon, vendredi prochain à 21h… D’ici-là, le coach rémois a encore du temps pour parfaire une animation offensive qui reste encore trop peu séduisante. Néanmoins, ce match contre Nantes a prouvé que les Rouge et Blanc, à défaut de se procurer pléthores d’occasions, n’ont pas perdu leur efficacité devant le but !

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