Des débuts encourageants

Trois points sur douze : le bilan comptable est maigre pour le moment, mais les motifs d’espoirs sont nombreux. (© Stade de Reims)

 

À l’issue d’un été marqué par de nombreux changements, le Stade de Reims retrouvait les terrains début août avec un programme chargé. Nice, Montpellier, Metz et le Paris Saint-Germain : voilà ce qui attendait les Rémois avant la première trêve internationale de ce mois de septembre.

Entre frustration et séduction, retour sur les quatre premiers matchs des hommes d’Óscar García, auteurs d’un début de saison encourageant.

 

Deux équipes sudistes pour débuter

Comme en août 2018, les Rouge et Blanc débutaient leur saison par un déplacement à Nice. Mais cette fois-ci, pas de but de Doumbia à la deuxième minute. Il n’y a pas eu de but tout court, d’ailleurs…
Comme aperçu lors des matchs de pré-saison, Óscar García mise sur un 3/5/2 : le trio Gravillon/Faes/Abdelhamid est aligné en charnière centrale, avec une ligne de quatre joueurs juste devant eux composée de Foket, Munetsi, Chavalerin et Konan. Devant, Mathieu Cafaro, Nathanaël Mbuku et Kaj Sierhuis ont toutes les libertés nécessaires pour dynamiter cette attaque rémoise.
Nice domine cette première période mais tombe sur une défense rémoise impériale. Quelques interventions de Rajković et un sauvetage de Wout Faes permettent aux visiteurs de garder leur cage inviolée jusqu’à la pause.
La deuxième mi-temps voit deux équipes, peu inspirées offensivement, se neutraliser avant de se quitter sur le score logique de zéro à zéro. Reims récolte un bon point avant de recevoir Montpellier la semaine suivante.

Et pour cette première de la saison à Delaune, García conserve son système de jeu habituel. Néanmoins, le retour de Cassamá à la place de Munetsi est à souligner, tout comme la titularisation surprise d’Ekitike à la place de Sierhuis. Malheureusement, la centième de Yunis Abdelhamid en Ligue 1 sous le maillot rouge et blanc débute de la plus mauvaise des manières… À peine cinq minutes de jeu, et les visiteurs profitent d’un corner mal repoussé par Chavalerin pour ouvrir le score. La réaction de Reims ne se fait pas attendre : quelques secondes seulement après le coup d’envoi, Hugo Ekitike réalise un véritable festival dans la surface pour servir Cassamá, qui égalise. Reims subit une légère domination montpelliéraine, mais parvient pourtant à prendre les devants sur une superbe inspiration du Bissau-Guinéen, qui inscrit un doublé ! Le match s’emballe, et les Rémois vont concéder deux buts évitables coup sur coup : l’un sur un corner dont la trajectoire du ballon a été mal jugée par Rajković, l’autre sur une erreur de relance de Wout Faes. Le scénario est cruel…
Au retour des vestiaires, Óscar García attend moins de dix minutes avant de procéder à un triple changement : Kebbal, Touré et Munetsi ont pour mission d’aider l’équipe à recoller au score. Le premier nommé va changer le cours du match : après avoir trouvé un excellent Bertaud sur son chemin, sa seconde tentative est la bonne. À l’entrée de la surface, la frappe enroulée du jeune rémois cloue le gardien adverse sur ses appuis ! Reims égalise et a encore une petite dizaine de minutes pour faire la différence. À quelques minutes de la fin, Ilan Kebbal, toujours lui, efface son vis-à-vis d’un superbe dribble, mais voit sa frappe échouer sur le montant gauche d’un portier une nouvelle fois médusé… Au final, les deux équipes se quittent donc sur le score de 3-3, à l’issue d’un match spectaculaire.

 

Les prémices de nouvelles intentions

En se déplaçant à Metz, qui n’avait encore pas gagné non plus cette saison, les Rémois espéraient bien décrocher leur première victoire de cet exercice 2021/2022, qui aurait validé leur bonne prestation de la semaine passée. Pour cela, García effectue de nouveau quelques changements, qui prouvent que le nouvel entraîneur rémois est encore à la recherche de son équipe-type : Marshall Munetsi remplace l’inusable Chavalerin, et El Bilal Touré retrouve une place de titulaire en étant épaulé par Kebbal, récompensé de sa superbe entrée face à Montpellier.

Dès l’entame de match, les Rouge et Blanc mettent la pression et étouffent des locaux pris à la gorge. Ils sont d’ailleurs rapidement récompensés : après un premier centre très dangereux de Thomas Foket, Konan hérite d’un ballon côté gauche et combine avec Kebbal. S’infiltrant entre deux défenseurs, l’Ivoirien distille un superbe ballon au second poteau, repris victorieusement de la tête par Munetsi pour ouvrir le score. Malheureusement, c’est après avoir pris les devants que Reims se met à reculer, obligeant Rajković à sortir le grand jeu par deux fois… avant de s’incliner sur une frappe imparable de Maïga, qui trouve la lucarne gauche du but rémois peu avant le quart d’heure de fin. La fin du match est moins emballante, et les occasions qui se raréfient. Les Champenois allongent trop souvent vers Touré et peinent à se montrer réellement dangereux, malgré une dernière tentative de Yunis Abdelhamid juste avant la mi-temps.

Avec les entrées successives de Mbuku puis Chavalerin en tout début de seconde période, Óscar García compte bien redynamiser son attaque et reprendre le contrôle du match. Comme en première période, les visiteurs attaquent fort et mettent en place un pressing incessant sur leurs adversaires. Grâce à une récupération haute de Marshall Munetsi, Kebbal se retrouve face au portier messin et pense redonner l’avantage à son équipe. Après consultation de la V.A.R., Monsieur Batta juge une faute du Zimbabwéen au départ de l’action…
La deuxième mi-temps est globalement à l’avantage des Rémois, mais ceux-ci peinent à se montrer réellement dangereux. Kebbal et Konan prennent leur chance, mais ne parviennent pas à tromper la vigilance d’Alexandre Oukidja. Malgré quelques offensives des Grenats en fin de match, le score reste inchangé et les deux équipes, qui se quittent donc dos à dos, devront encore patienter un peu avant d’obtenir leur première victoire de la saison.

 

Un match de gala avant la trêve

Ce simple match annuel face au P.S.G. s’est transformé en un évènement planétaire par la présence d’un seul homme : Lionel Messi. Pas de chance pour ceux qui ont dépensé des sommes folles pour un billet au marché noir, l’Argentin débute sur le banc, et n’a même pas pris part à l’échauffement. Côté rémois, García décide cette fois-ci d’aligner une défense à quatre, en positionnant Abdelhamid côté gauche. Suite au départ de Xavier Chavalerin à Troyes, Lopy est titulaire dans ce 4/3/3 aux côtés de Munetsi et Cassamá, un cran plus haut. Le trio Mbuku/Touré/Kebbal aura pour mission de malmener une défense parisienne qui enregistre le retour de Marquinhos.

Comme toujours, les hommes d’Óscar García démarrent fort et inquiètent les Parisiens dans le premier quart d’heure. Sur une superbe inspiration de Kebbal, El Bilal Touré se retrouve en bonne position dans la surface mais manque le cadre. Chez les Parisiens, la première occasion est la bonne : côté gauche, Di María centre vers Kylian Mbappé qui prend le dessus sur Gravillon et ouvre le score. Une occasion, un but… Reims laisse le ballon à des Parisiens peu inspirés, et n’est mis que rarement en danger. Les Rouge et Blanc profitent même de quelques situations en fin de première période, mais le centre d’Ilan Kebbal est bien maîtrisé par Navas, tandis que Moreto Cassamá manque le cadre de quelques centimètres… À la pause, les Rémois ne sont menés que d’un but : tout est possible !

Une fois de plus, Óscar Garcia change de système en repassant dans son 3/5/2 habituel, et lance Locko dans le couloir gauche. De son côté, Valon Berisha remplace Cassamá pour jouer juste derrière les deux attaquants. Rapidement, les Rémois montrent qu’ils comptent bien revenir au score le plus rapidement possible. Sur un beau mouvement côté droit, Thomas Foket centre vers Touré, particulièrement efficace dans les airs. Sa reprise de la tête est repoussée par Navas, mais Marshall Munetsi a suivi et délivre Delaune… jusqu’à l’intervention de la V.A.R., qui désigne le Zimbabwéen logiquement en position de hors-jeu. Les débats sont assez équilibrés, mais Paris va une nouvelle fois être d’un réalisme froid : sur une contre-attaque parfaitement menée, Achraf Hakimi offre sur un plateau le but du doublé à Mbappé. Le break est fait, et Reims ne reviendra pas… L’entrée tant attendue de Lionel Messi ravie des fans plus occupés à prendre des photos du génie argentin que de suivre cette fin de match sans réel enjeu. Malgré tout, Reims s’incline la tête haute, en ayant toujours eu cette volonté de proposer du jeu malgré une équipe en face supérieure.

 

Même si le Stade de Reims n’a malheureusement toujours pas remporté le moindre match cette saison, leurs premières copies rendues ont été plus qu’encourageantes et peuvent laisser penser que ce premier succès ne tardera pas. Maintenant, les hommes d’Óscar García devront particulièrement bien négocier leur prochaine série de cinq matchs, qui les verra se rendre à Rennes, Lille et Lens, et recevoir Lorient et Nantes. Quelques victoires dans cet enchaînement de confrontations pourraient définitivement mettre le nouveau cycle débuté cet été sur les bons rails.

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