Après-midi de fête

Joueurs et staff célèbrent ensemble cette précieuse victoire ! (© Stade de Reims)

 

Défaits la semaine passée en Coupe de France face à Bastia et toujours en quête de sa première victoire de l’année 2022 en championnat après un match nul face à Clermont et des revers contre Metz et Paris, le Stade de Reims était opposé ce dimanche aux Girondins de Bordeaux dans un match capital pour la course au maintien.
Aidés par l’arbitrage mais pas épargnés par les blessures en première période, les Rémois ont ensuite profité de la fébrilité adverse pour livrer un récital devant leurs supporters, et s’imposer sur le score fleuve de 5-0.

Retour sur cette prestation parfaite des Rouge et Blanc, qui tiennent désormais leur match référence cette saison.

 

Coups du sort à répétition en première période

Suite à la blessure d’Andreaw Gravillon, qui sera éloigné des terrains pour les deux prochains mois, le choix tactique d’Óscar García était grandement attendu… Conserver une défense à trois défenseurs centraux qui est souvent synonyme de réussite, ou revenir à une défense à quatre qui a souvent mis en difficulté son équipe ? Pour ce match, c’est la deuxième option qui a été retenue, avec une organisation en 4/2/3/1.
Ainsi, la défense se voyait intégrer la recrue Maxime Busi au poste d’arrière droit, aux côtés des indéboulonnables Abdelhamid, Faes et Konan. La ligne de quatre milieux marquait le retour du duo tant attendu Matusiwa/Cassamá, avec El Bilal côté gauche et la surprise Thomas Foket de l’autre côté, qui évolue un cran plus haut qu’à son habitude. Mbuku retrouvait un rôle de numéro 10, derrière le meilleur buteur rémois Hugo Ekitike.

Après vingt minutes où ils ont globalement monopolisé le ballon sans pour autant parvenir à se créer de véritables occasions, les Rouge et Blanc vont malheureusement être successivement touchés par les blessures… Touré, touché à la cuisse, et Cassamá, victime d’un mauvais coup sur le genou, sont contraints de sortir. Malgré ces deux coups durs, les hommes d’Óscar García vont bénéficier d’un coup de pouce de l’arbitre de la rencontre, M. Gautier. Souvent malheureux dans ce domaine depuis le début de saison, les locaux se voient accorder ici un pénalty quasiment inexistant, pourtant validé par la VAR. Hugo Ekitike ne se fait pas prier pour inscrire, en deux temps, son neuvième but de la saison. S’en suit alors un sprint de 100 mètres pour aller célébrer ce but avec les supporters, embrassant l’écusson du club avec fierté. Une scène mythique qui restera dans la mémoire des supporters présents dans les tribunes cet après-midi là, tous ravis d’avoir pu conserver leur pépite malgré l’offre mirobolante de 40 millions (30+10 millions de bonus) venue de Newcastle quelques jours plus tôt !

La joie de l’ouverture du score passée, Thomas Foket est le troisième joueur rémois de la partie à devoir sortir sur blessure. Pour ne pas utiliser son dernier temps de changements, le coach rémois laisse évoluer son équipe à dix contre onze jusqu’à la pause. 1-0 à la mi-temps, mais trois joueurs en moins…

 

Une deuxième mi-temps à sens unique

Alors que cette seconde période s’annonçait compliquée, avec déjà trois changements effectués, Reims va pourtant la débuter de la meilleure des manières. Sur sa première occasion, Marshall Munetsi profite d’un ballon mal dégagé par la défense à la suite d’un corner pour faire le break ! Mais au match aller, malgré deux buts d’avance à quinze minutes du coup de sifflet final, les Rémois avaient craqué en fin de match pour s’incliner 3-2… Cette fois-ci, les locaux vont dérouler et se mettre à l’abri jusqu’à la 75ème minute grâce à des réalisations de Matusiwa, Faes et encore une fois Munetsi. Bordeaux, décidément dans un mauvais jour, sera même réduit à 10 suite à l’expulsion d’Ignatenko entré en jeu quelques minutes plus tôt.

La fête est totale à Auguste-Delaune : Reims obtient sa première victoire de l’année de la plus belle des manières, en inscrivant cinq buts sur sa pelouse ! Une première depuis décembre 2017, face à Valenciennes en Ligue 2. Et une première en Ligue 1 depuis… 1978.
 

Une défense impériale

Avec 27 buts encaissés depuis le début de la saison, Reims est la sixième meilleure défense du championnat. Face à Bordeaux encore, les Rouge et Blanc ont prouvé que leur assise défensive serait leur point fort dans cette course au maintien. Rarement inquiétée, la charnière Abdelhamid/Faes s’est une nouvelle fois montrée impériale, le second nommé s’étant même payé le luxe d’y aller de son but.

Côté gauche, Konan a retrouvé naturellement sa place à son retour de la CAN. Courtisé cet hiver par Fenerbahçe, avec lequel Reims s’est mis d’accord pour un transfert autour de 1,5 million d’euros, l’international ivoirien est finalisé resté en Champagne pour six mois de plus. Avec ce niveau-là, nul doute qu’il sera très précieux dans cette deuxième partie de saison.

Enfin, latéral droit arrivé cet hiver de Parme en doublure de Foket, Maxime Busi a connu des premières sorties compliquées face à Clermont, Paris et Bastia. Face aux Girondins, il s’est montré beaucoup plus à l’aise tant offensivement que défensivement. D’ailleurs, son entente avec Foket dans la première demi-heure a presque fait pencher le jeu de son côté, alors que depuis le début de saison la plupart des offensives passaient par Konan. À revoir !

 

Malgré une entame compliquée en 2022 et une élimination prématurée en Coupe de France, le Stade de Reims relève la tête de la meilleure de manière. Grâce à leur succès face à un concurrent direct, les hommes d’Óscar García prennent sept points d’avance au classement sur le barragiste Metz et le relégable Bordeaux.
Après ce retentissant succès, les Rémois auront à coeur de confirmer leur bonne prestation en allant chercher un résultat positif à Nantes, défait ce week-end face à Strasbourg. Verdict dimanche 15h à la Beaujoire, en espérant avoir des nouvelles rassurantes des nombreux blessés d’ici-là.

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