À une minute près…

Devant au score jusqu’à la 97ème minute, Reims a encore laissé filer des points en toute fin de match. (© Stade de Reims)

 

Après deux semaines de trêve internationale, le Stade de Reims se rendait à Strasbourg pour y affronter une équipe dans une forme étincelante à domicile. En profitant d’un penalty manqué de Gameiro après avoir converti leur seule occasion de la première mi-temps, les Rémois ont longtemps pensé remporter les trois points grâce à une seconde période quasi-parfaite défensivement. Malheureusement, un coup-franc de Bellegarde au bout du temps additionnel est venu les crucifier…

Retour sur un match au scénario une nouvelle fois improbable, mais qui permet tout de même aux Champenois de ramener un point de La Meinau.

 

De la réussite en première mi-temps

Pour ce match, Óscar García mise sur la continuité en conservant le 4/2/3/1 mis en place lors des derniers matchs. Seule différence notable : la présence de Moreto Cassamá en numéro 10 pour épauler le trio Ekitike/Touré/Mbuku. Derrière eux, l’inamovible Matusiwa est associé au titulaire surprise Dion Lopy.

Dès le coup d’envoi, les Rémois sont étouffés par leurs adversaires. Le pressing haut des Alsaciens dans le camp rémois empêche les hommes d’Óscar García de relancer proprement. Dans ces vingt premières minutes, l’équipe semble même parfois coupée en deux, avec l’impossibilité de trouver Moreto Cassamá  pour amener du liant entre le bloc défensif et les attaquants. Il faut donc attendre vingt minutes pour voir Reims sortir peu à peu la tête de l’eau.

Après une première situation dangereuse sur corner, les Rouge et Blanc mènent une action rapide côté gauche. Le bon centre de Konan ne peut être repris par Touré au premier poteau, mais Hugo Ekitike sent parfaitement le coup et donne l’avantage à son équipe, inscrivant au passage sa cinquième réalisation de la saison.
Suite à cette ouverture du score, les Strasbourgeois, dominateurs depuis le coup d’envoi, semblent avoir pris un vrai coup derrière la tête. Pourtant, ils vont avoir une occasion en or de revenir dans le match juste avant la pause… Sur un ballon aérien, Dion Lopy ne joue pas le ballon et commet une faute sur Prcić dans la surface : un pénalty est sifflé par M. Delerue. Face à Rajković, Kévin Gameiro rate le coche et expédie le ballon dans la tribune ! À la mi-temps, Reims est devant au score… et c’est un petit miracle.

 

Une solidité défensive remarquable…

Après cette première période où ils ont été globalement dominés, les Champenois ont rapidement compris qu’ils devraient faire preuve d’une organisation défensive impeccable pour avoir une chance de ramener une victoire d’Alsace. Malgré tout, Óscar García ne cache pas son ambition de mettre un peu plus le pied sur le ballon, en lançant dès le retour des vestiaires Alexis Flips à la place d’un Cassamá relativement transparent.

Néanmoins, les visiteurs ont passé l’intégralité de la seconde période à défendre leur but dans un 4/5/1 très bas. Les quatre défenseurs sont épaulés par les deux milieux excentrés Flips et Ekitike (puis Donis) pour former un rideau de six joueurs. Le milieu à trois Matusiwa/Lopy/Mbuku, revenu défendre souvent avec réussite, laisse seul El Bilal Touré à la pointe de l’attaque. Cette organisation est relativement efficace, car même si une erreur de relance d’Abdelhamid oblige Predrag Rajković à sortir un arrêt du pied de grande classe face à Sahi, le portier serbe n’a pas eu grand chose d’autre à faire dans ce match.

Au final, les Strasbourgeois ont sans cesse mis la pression devant le but rémois, sans pour autant parvenir à se créer de réelles occasions de but. A contrario, chaque attaque rémoise, majoritairement en contre, a mis en danger l’équipe adverse. L’entrée d’Anastasios Donis peu après l’heure de jeu devait clairement mener à bien ce projet de jeu. Il s’en est d’ailleurs fallu de peu pour que le Grec, muet en compétition officielle depuis fin 2019 avec Stuttgart, ne permette à son équipe de faire le break sur deux tentatives juste hors cadre en fin de match. Concrétiser l’une de ces attaques rapides aurait fait le plus grand bien à l’équipe avant d’entrer dans ce temps additionnel…

 

… avant le temps additionnel

Alors que le temps réglementaire arrive à son terme, le quatrième arbitre annonce sept minutes de temps additionnel ! Après avoir poursuivi leurs efforts dans ces ultimes minutes, la dernière incursion du jeune Kandil va laisser des traces. Accroché à l’entrée de la surface par Abdelhamid, cette faute commise à quinze secondes de la fin du match aurait pu paraître anecdotique. Pourtant, le coup-franc de Bellegarde crucifie littéralement une équipe qui a longtemps pensé tenir sa troisième victoire de la saison…

Le plus rageant sur ce but étant qu’en analysant un peu plus la situation, le placement Rajković semble assez aléatoire, avec une anticipation trop grande côté gardien, à droite de son but. De même, le placement du mur pose question puisqu’au vu du ralenti, il semble y avoir un large espace entre Gravillon, dernier joueur du mur, et le poteau gauche du but. C’est d’ailleurs ce trajet qu’emprunte le ballon, qui ne semble pas spécialement avoir d’effet notable.

Dans ces dernières secondes, Reims laisse encore échapper deux points. Deux points supplémentaires qui auraient justement récompensé une équipe qui n’a rien lâché pendant plus d’une heure… 

 

“Interro surprise”

Les joueurs sont notés sur 10 suite à leur performance dans le match. (© Buildlineup.com)

 

Même si le scénario de ce match est une nouvelle fois cruel, le Stade de Reims doit retenir le positif avant d’aborder le premier tournant de la saison, dimanche prochain face à Clermont. Alors que les Rémois pêchaient devant le but, ils ont été cette fois-ci d’un réalisme glacial. Défensivement, face à une équipe strasbourgeoise qui était meilleure attaque à domicile avant cette journée, les hommes d’Óscar García ont tenu bon et n’ont craqué qu’à la 97ème minute sur un coup de pied arrêté. En conservant ces points forts, et en les conjuguant à une plus grande maîtrise technique, Reims pourrait rapidement récolter ces points tant attendus.

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